Étude de la perception du tourisme auprès des Bruxellois (Juillet 2024)

Etudes et analyses
Pride 2022

Contexte et objectifs de l’étude

Cette étude, le TRAVELSAT © Resident Sentiment Index, mesure l'attitude et le soutien des résidents bruxellois envers le tourisme dans 30 catégories essentielles avec des informations approfondies comparées aux concurrents et aux normes mondiales afin d’aider visit.brussels à guider ses efforts de développement de la destination de manière durable.

Principaux enseignements de l’étude et chiffres-clés

Une normalisation du sentiment à l’égard du tourisme, l’enthousiasme post-Covid passé. Derrière l’adhésion des résidents qui reste forte, des points de vigilance émergent.

1. Les Bruxellois restent positifs à l’égard du tourisme qui est perçu comme moteur d’animation, d’offre culturelle/loisirs et de préservation du patrimoine. Bien qu’en baisse par rapport à 2020, le sentiment d’adhésion se situe dans la norme par rapport aux villes européennes comparables.

2. Si elle s’est légèrement accrue, la part de « tourismophobie » reste largement sous le seuil d’alerte de 10%. Il ne faut toutefois pas négliger les signaux faibles de rejet, notamment chez les jeunes (près d’1 tourismophobe sur 2 a moins de 35 ans) et dans les zones à pression touristique modérée où le ratio « contraintes/ bénéfice » est jugé moins favorable.

3. La fierté à l’égard de la ville existe mais semble moins développée et plus hétérogène qu’ailleurs au sein de la population. L’impact du tourisme sur l’économie locale et l’emploi, bien que perçu positivement, n’est pas une évidence pour tous si on le compare notamment aux moyennes européennes.

4. La vision et l’attente d’un tourisme durable sont toujours bien ancrées dans toutes ses dimensions (impact sur la qualité de vie, meilleure répartition des flux, plus d’espaces verts, mobilité douce, accessibilité, valorisation de l’offre locale…) et portent des valeurs plutôt consensuelles dans la population.

5. La population est en revanche partagée entre ceux qui prônent un développement des flux de visiteurs et ceux qui souhaitent le maintien - voire une baisse – de la fréquentation, avec une légère « préférence » accordée pour le tourisme national pour certains et quelques réticences exprimées (par une minorité) sur le développement du tourisme d’affaire et événementiels.

6. Les nuisances liées au tourisme sont plutôt perçues comme saisonnières et restent liées aux problèmes de gestion des flux préjudiciables à la qualité de vie et la mobilité : bruit, gestion des déchets, problème de stationnement, difficultés de circulation… Dans un contexte économique inflationniste, l’impact du tourisme sur l’augmentation des loyers retient également l’attention des Bruxellois.

7. Concernant les leviers d'inclusion, près d'un quart des Bruxellois souhaitent être davantage consultés et mieux informés lors de la mise en place de projets, et 1 sur 5 aimerait s’impliquer dans les décisions.