L'année 2025 s'est déroulée dans un contexte international marqué par de nombreuses incertitudes géopolitiques et économiques. Le retour de Donald Trump à la présidence des États-Unis, les tensions commerciales persistantes ainsi que les conflits en cours dans plusieurs régions du monde ont contribué à alimenter l'incertitude des marchés.
Dans ce cadre complexe, le tourisme bruxellois a néanmoins réussi à se maintenir à un niveau proche du record établi en 2024. Le nombre de nuitées s’élève ainsi à 9,63 millions en 2025, un recul modéré de 1,7% par rapport à 2024.
Cette évolution s’observe tant dans l’hôtellerie traditionnelle (-1,8%) que dans les hébergements réservés via les plateformes d’économie collaborative (-1,3%). On constate par ailleurs les premiers effets de la campagne de régularisation lancée par Bruxelles Fiscalité en milieu d’année, l’offre en hébergements mis à disposition sur les plateformes a ainsi diminué de 5% par rapport à 2024, le phénomène s’accélérant dès septembre.
Le nombre de nuitées d’affaires a progressé de 3,2%, représentant 53,5% du total des nuitées. Les nuitées de loisirs ont quant à elles affiché une diminution de 3,5% par rapport à 2024.
Ce renforcement de la part de tourisme d’affaires dans le total des nuitées entraîne une diminution du nombre moyen de personnes par chambre, ce type de visiteurs voyageant principalement seuls. Cette évolution n’a toutefois pas d’incidence sur le taux d’occupation hôtelier, qui a atteint 75%, soit une progression d’1,3 point par rapport à l’année précédente, se rapprochant ainsi un peu plus du niveau record établi en 2019. L'offre hôtelière a poursuivi son développement et les nombreux projets d'ouverture ou de rénovation témoignent de la confiance des investisseurs dans le potentiel de la destination.
Parmi les marchés prioritaires de visit.brussels, les évolutions observées apparaissent contrastées.
A l’exception de l’Allemagne et de l’Italie, les principaux marchés émetteurs affichent des diminutions plus ou moins marquées des nuitées de loisir. Cette tendance peut s'expliquer par une combinaison de facteurs, parmi lesquels une pression persistante sur pouvoir d’achat dans plusieurs pays européens, les perturbations récurrentes affectant les réseaux ferroviaires belges et français, ainsi qu'un contexte médiatique et sécuritaire ayant pu influencer la perception de la destination auprès de certaines clientèles de proximité. Le marché britannique continue par ailleurs d'être confronté aux effets conjugués de l'inflation et du Brexit.
Au contraire, le tourisme d’affaires enregistre de bons résultats auprès de la plupart des marchés du top 10. L’Italie surperforme et voit ses nuitées d’affaires augmenter de 21%. L’Espagne affiche également une belle progression (+12%). On remarque également le bond des nuitées chinoises (+35,6%), favorisé par l’amélioration de la connectivité aérienne. La principale exception est la diminution de 7% du nombre de nuitées d’affaires britanniques.
Malgré les bonnes performances du secteur des congrès et réunions internationales, Bruxelles cède sa place de leader à Vienne et se classe deuxième au ranking mondial de l’UIA. Notre capitale s’est cependant maintenue à la 14ème place du classement ICCA, juste derrière Berlin et Madrid, et devant Hong Kong et Rome.
Enfin, l'offre culturelle bruxelloise a une nouvelle fois démontré sa résilience. Malgré la fermeture du Musée Fin-de-Siècle et les nombreux travaux ayant affecté l'accessibilité de certaines institutions, les musées et attractions de la capitale ont enregistré un record de 6,6 millions de visiteurs, soit une progression de 1,7 % par rapport à 2024.