Bilan de l’annee 2025

L’année 2025 s’inscrit comme une année de consolidation pour le secteur touristique bruxellois. Après les résultats record enregistrés en 2024, la fréquentation s’est maintenue avec près de 10 millions de nuitées, confirmant la solidité et la stabilité de la destination. Cette performance illustre la résilience accrue du secteur, capable de s’inscrire dans la durée après une phase de forte reprise. La maturité désormais atteinte constitue un point fort du tourisme à Bruxelles, tant en matière de développement économique que de création de emplois non délocalisables dans la Région.

Par ailleurs, les équipes de visit.brussels ont déployé des actions de plus en plus ciblées, permettant d'obtenir un meilleur retour sur investissement pour chaque euro public investi. Cette évolution vers des campagnes hyper ciblées, plutôt que des grandes campagnes globales, assure un impact immédiat et pertinent sur la destination.

Une attention particulière a également été portée à la prospection du tourisme d'affaires (B2B), les équipes se concentrant sur des dossiers à forte importance et impact. Cette approche a permis une meilleure gestion des candidatures congrès et une optimisation du retour sur le long terme pour Bruxelles.

Enfin, le développement du système de billetterie pour la visite de Bruxelles constitue un troisième point essentiel. Les visiteurs recherchent désormais une expérience globale, où la réservation, l'information et la planification du voyage peuvent s'effectuer sur un seul portail. Cette stratégie, adoptée et renforcée par visit.brussels, vise à rendre la Région et sa culture plus accessibles à tous.

Enjeux et perspectives pour 2026

Jusqu’aux mois d’octobre et novembre, l’année 2025 a été marquée par des tendances globalement stables en matière de fréquentation touristique. L’annonce de l’ouverture prochaine de nouvelles infrastructures majeures, en particulier le musée Kanal, a par ailleurs déjà généré des retombées médiatiques significatives, contribuant à renforcer la visibilité internationale de la destination bruxelloise. Ces premiers échos positifs constituent un levier supplémentaire d’attractivité, avec des effets attendus à la fois en termes de notoriété et de fréquentation complémentaire dans les prochains mois.

Ces perspectives doivent toutefois être envisagées dans un contexte international incertain, marqué par des tensions géopolitiques persistantes et une volatilité accrue des prix de l’énergie. Ces facteurs créent un environnement peu prévisible pour le secteur touristique et pèsent tant sur les coûts d’exploitation que sur le comportement des visiteurs. Dans l’hypothèse d’une stabilisation progressive de certaines situations internationales, Bruxelles pourrait néanmoins retrouver une partie de la clientèle internationale actuellement absente et envisager une dynamique allant au‑delà de la simple stabilisation observée ces dernières années.

Par ailleurs, les récentes décisions fiscales auront un impact direct sur l’attractivité de la destination. L’augmentation de la fiscalité appliquée à l’hébergement (TVA), à la taxe de séjour, aux billets d’avion ainsi qu’à certaines attractions et institutions culturelles entraînera mécaniquement une hausse des prix pour le visiteur ou un déséquilibre économique difficilement résorbable pour les opérateurs. Les études disponibles estiment que cet effet pourrait se traduire par une baisse de la fréquentation comprise entre −1,5 % et −4,5 %. A cela s’ajoute également la situation budgétaire de la Région et les économies possibles dans les programmes de subsides et de soutien de la Région, voir aussi d’autres entités fédérées, dans le secteur touristique, culturel et évènementiel bruxellois. Une situation qui impactera potentiellement les performances, tant de visit.brussels en tant qu’agence de promotion que de différents acteurs dans ces secteurs.

Dans ce contexte contraint, la mobilisation des équipes et des partenaires reste essentielle afin de compenser ces effets par un renforcement des actions de promotion et de commercialisation. Les efforts porteront notamment sur le ciblage des marchés prioritaires, le développement conjoint des segments loisirs, B2B et MICE, ainsi que sur la valorisation des périodes de plus faible fréquentation, en particulier l’hiver et le mois d’août. Le soutien à l’émergence de nouvelles attractions structurantes demeure également un levier important.

À budget constant, ces actions doivent permettre de limiter l’impact des nouvelles contraintes. Dès lors, dans ce contexte d’incertitudes multiples, l’objectif réaliste pour 2026 reste la stabilisation de la fréquentation, laquelle constituerait déjà un résultat positif.

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