It must be born. Like a spirit emerging from the cunt.Que se passe-t-il lorsqu’une civilisation n’est plus capable de digérer sa propre histoire ?Dans SCHWEINEREI, deux figures s’enferment dans un bunker. Ce sont des jumeaux. Ils sont amants. Ils sont des poupées, des performeurs, des fantômes du théâtre. Des anges déchus. À la fois répugnants et séduisants. Les derniers descendants d’une Europe qui s’est reproduite pendant des siècles jusqu’à en tomber malade.Derrière eux se trouvent Versailles, Marie-Antoinette, Mozart, l’aristocratie, le théâtre. Tout ce qui était beau. Ils en ont fait un paradis. Mais paradise is rotten.Ils festoient tandis que le monde extérieur s’effondre. Ils jouent, mangent, font de la musique. Leurs corps s’entremêlent. Leur étreinte devient un nœud. Ils s’aiment tellement qu’ils s’étouffent l’un l’autre.Puis leurs corps se mettent à parler à nouveau. Ce qui a été englouti (la culture, la beauté, la violence, la culpabilité, le désir) remonte à la surface. Ils brisent un mur intérieur. L’intérieur devient extérieur. Leurs corps artificiels commencent à fuir sans relâche.SCHWEINEREI est une lettre d’amour au théâtre et un règlement de comptes avec ses fantômes. Un état d’être. Un exorcisme.THE WHOLE GLOBE FOR A REAL SORROW.*Theatre is dead. Long live theatre.Avec Lucie Plasschaert et Lucas van der Vegt, qui joue Mozart au pianoforte, Lieselot Siddiki construit un bunker qui est à la fois palais, maison de poupées, corps et ruine. Un lieu où passé et présent ne peuvent plus être distingués l’un de l’autre.BORED. FRIVOLOUS. EXCESSIVE. SICK. SO SO SICK.*extrait de Hamletmachine de Heiner Müller Schweinerei dans la presse"Cette magnifique orgie gastronomique possède à la fois la grandeur esthétique de La grande bellezza et l'effet secondaire désagréable de la gloutonnerie : l'aérophagie, le fait d'avaler trop d'air, au point que tout finit par donner l'impression d'un ballon gonflé. De quoi réfléchir longuement."- De Standaard"À mi-chemin de la représentation, Lieselot Siddiki raconte qu'elle souffre de « nightmare disorder » : tout ce dont elle rêve est sale, violent, et elle espère pouvoir un jour connaître un sommeil sans rêves. C'est peut-être pour cette raison qu'avec Schweinerei, elle met en scène un cauchemar ultime, pour ensuite sombrer dans ce sommeil salvateur."- PZAZZLieselot Siddiki dans Pompidou sur Klara.__Photos : © Yaqine Hamzaoui
Schweinerei
Location: Quai aux Pierres de Taille, 9, 1000 Bruxelles