Des mots, encore des mots. Nous les apprenons, les pensons, les prononçons.Ils s’installent et s’accumulent. D’abord en surface. Puis ils traversent nos pores, se logent en nous, nous façonnent —parfois à notre insu. (titre provisoire) est un solo qui ne se laisse pas nommer. En fuite d’identité. Fuite de définition. Fuite de mot. Sur scène, un corps et un écran LED surnommé la grosse étiquette cohabitent, se répondent, se frictionnent. Les mots apparaissent de manière aléatoires, dérapent, mentent ou touchent juste, comme des étiquettes projetées tentant de cristalliser des images et nous invitant à revoir nos propres filtres dans un élan subliminal. D'où vient notre besoin de nommer, de comprendre, de classer ? Cette performance explore l’entre-deux : entre cultures, entre langages, entre perceptions. Le corps, lui, glisse entre les images et les attentes, contourne les assignations, bouscule les représentations. Il devient lieu de métamorphoses, d’évaporations, de résistance ambigüe. Un espace sensible et mouvant, où l’éphémère devient territoire d’invention. Le regard du spectateur devient alors un terrain d’expériences mouvantes.Ni narratif, ni aveu : ce solo est une surface. Une faille. Un miroir. Johana Malédon est chorégraphe et danseuse guyanaise basée en Île-de-France. Formée au Conservatoire à Rayonnement Régional de Paris, à la Alvin Ailey School à New York, au Pôle Supérieur Paris Boulogne-Billancourt, puis au sein de la Kibbutz Contemporary Dance Company en Israël, elle obtient un DNSPD et un DE en jazz, ainsi qu’une Licence en Arts du spectacle (Université Paris VIII) et une Licence en management de projets culturels et artistiques. Son travail chorégraphique interroge le corps comme une matière traversée par des mémoires,des contradictions et des états de transformation. Il s’appuie sur des dispositifs qui engagent les interprètes dans des situations de tension, de déplacement et d’instabilité. En tant qu’interprète, elle collabore notamment avec Léo Lérus, Kristina Alleyne, Abou Lagraa et Nawal Aït Benalla (La Baraka), Fouad Boussouf, Yoshiko Waki, ou encore Sylvain Groud. Elle rejoint également le Tanz Münster en Allemagne en tant que guest dancer pour la saison 2025–2026. En 2019, elle fonde la compagnie MÂLE après avoir reçu le Grand Prix du concours Sobanova pour sa première pièce À Bientôt. Elle crée ensuite 40, puis le solo (titre provisoire), sélectionné pour Aerowaves Twenty26, ses pièces étant présentées en France et à l’international.
(titre provisoire)
Location: Rue Notre-Dame du Sommeil, 81, 1000 Bruxelles