À propos de l’oeuvre :
Synapse est conçue comme une œuvre permanente et interactive pour la station de métro Florenc à Prague. Elle explore le lien entre la civilisation humaine, la technologie et l’infrastructure urbaine, en considérant le transport public comme le « système nerveux » de la ville.
Le réseau de transport pragois est représenté comme un organisme vivant dont le « réseau neuronal » est constitué des trajets de métro, tramways et bus. L’œuvre utilise des données en temps réel provenant de la compagnie de transport de Prague : les mouvements des véhicules génèrent directement les dynamiques lumineuses, créant une image en constante évolution de la ville. Florenc, l’un des plus grands nœuds de transport de Prague, devient une métaphore de synapse où se croisent flux de personnes, d’énergie et d’informations.
L’œuvre complète comprend 170 caissons lumineux. Pour le Bright Brussels Festival, 40 caissons — soit environ un quart — sont présentés, offrant un aperçu de la future installation du métro de Prague. Pour cette édition, l’installation est adaptée au réseau bruxellois, permettant au public international de découvrir un fragment autonome inscrit dans un nouveau contexte urbain.
Issu d’un concours international en 2023, le projet est développé avec la Prague City Gallery (GHMP) et la Compagnie de Transport Public de Prague (DPP). L’inauguration complète à Florenc est prévue pour mi‑2026.
À propos de l’artiste :
Jan Poš est un artiste multimédia basé à Prague. Son travail mêle mythologie occidentale et technologies contemporaines. Il s’intéresse particulièrement aux zones où se chevauchent espace physique et espace virtuel. Ses œuvres naissent souvent dans des logiciels 3D avant d’être matérialisées en porcelaine ou en matériaux métalliques, comme dans Cyclopean Masonry (2024) et Fragments (2023), dont les surfaces réfléchissantes évoquent autant leur environnement réel que leur origine numérique. Sa démarche repose également sur la spéculation : il crée des environnements fictifs qu’il fige pour les étudier, produisant une forme de « recherche imaginaire », visible par exemple dans Unstable Objects (2023). Poš explore aussi des phénomènes naturels et cosmologiques, comme dans Wind Gust (2021). Il privilégie des thèmes intemporels plutôt que des commentaires sociopolitiques, tout en intégrant des technologies variées : modélisation 3D, vidéo numérique (Cyclopean Masonry: deconstructed, 2025) ou lumière artificielle, notamment dans des installations publiques (Countdown, 2023 ; Collector, 2023).