visit.brussels, en étroite collaboration avec ses partenaires, tient à marquer son soutien à la création BD et à rassembler les initiatives existantes en remettant 9 Prix Atomium de la Bande Dessinée qui, dans leur majorité, sont remis en espèces pour permettre aux lauréat·es de financer leur travail.
Prix Atomium de la Bande Dessinée
Lauréat·es 2025
Prix Atomium Leblanc de la jeune création
Lauréate : Adèle Labo, La Théorie des collisions
Motivation du choix du jury : La Théorie des collisions est un projet qui a immédiatement retenu l’attention du jury par sa maturité graphique et narrative. À 25 ans à peine, Adèle Labo signe une œuvre d’une grande cohérence, portée par un trait sobre, une économie de mots maîtrisée et une mise en scène visuelle d’une grande précision. Son récit aborde avec justesse et retenue le mal-être contemporain d’une jeune femme en quête d’oubli, de reconstruction et d’anonymat dans un monde surexposé. Par une narration visuelle expressive et des dialogues ciselés, l’autrice parvient à dire beaucoup sans trop en dire, laissant une place précieuse à l’interprétation.
Synopsis de la BD : La Théorie des collisions suit Louve, une jeune femme qui choisit de disparaître pour fuir un passé traumatique et chercher un nouveau départ dans l’anonymat. Au fil de son errance, ses souvenirs et rêves récurrents dévoilent peu à peu les blessures enfouies qui l’ont poussée à fuir. Comme en chimie, ce sont les collisions — émotionnelles, humaines, intimes — qui déclenchent chez elle une lente transformation intérieure.
Objet : un concours de BD destiné à récompenser le travail d’un jeune auteur n’ayant pas publié plus de deux albums.
Dotation : 20.000€ (une bourse de 10.000€ allouée par la COCOF et 10.000€ en avance sur droits) ainsi qu’un contrat d’édition proposé, en alternance, par les Éditions du Lombard, Futuropolis ou Casterman. La lauréate du prix 2025 sera publié aux Éditions Futuropolis.
Partenaires : Association Raymond Leblanc, les Éditions Le Lombard, Futuropolis et Casterman.
Plus d’informations : raymondleblanc.be
Prix Atomium de la Fédération Wallonie-Bruxelles en bande dessinée
Lauréat : Romain Renard
Motivation du choix du jury : Le jury salue, d’une part le créateur d’un ouvrage singulier en 2024 (Revoir Comanche), d’autre part le parcours de mi-carrière de l’auteur. Il a particulièrement apprécié cette bande dessinée qui est un hommage sans en être un. L’ouvrage se singularise totalement de l’écriture graphique et narrative de la série Comanche, un classique du western créé par Hermann et Greg dans le journal « Tintin ». Cet album exceptionnel, aux belles qualités graphiques et qui touche des publics diversifiés, marque un tournant dans la carrière de son créateur. Le jury salue le travail d’un auteur avec une portée internationale, ce qui en fait un excellent ambassadeur de la bande dessinée belge. De plus, Romain Renard construit une œuvre ouverte, aux influences littéraires, cinématographiques et théâtrales marquées, et produit des œuvres « transmédia », croisant musique, bande dessinée et autres formes d’art. Grand raconteur d’histoires, sa série Melvile en est une parfaite illustration, Romain Renard est aussi un auteur qui est porté par une forme de croyance et d’attention à la spiritualité, des aspects qui nourrissent sa singularité en tant qu’artiste. Ses propositions font grandir la bande dessinée au-delà du simple médium papier.
Objet: Le prix Atomium - Fédération Wallonie-Bruxelles récompense un auteur, une autrice ou un collectif d’auteurs actif à Bruxelles et en Wallonie, qui a déjà une œuvre graphique originale et innovante et qui entend la poursuivre. Le prix peut récompenser une œuvre récente ou saluer la carrière d’un auteur au travers d’un ensemble d’œuvres. Depuis sa mise en place, le prix respecte une stricte parité de genre entre les lauréats, selon un principe d’alternance annuelle. Le prix fait l’objet d’une décision de la Ministre de la Culture, sur proposition d’un Jury composé de spécialistes issus de l’instance d’avis culturelle « Commission des Écritures et du Livre ». Il ne fait l’objet d’aucun acte de candidature. Ce prix Atomium est également une composante des récompenses littéraires ‘Espiègles’ accordées annuellement par la Fédération Wallonie-Bruxelles.
Dotation : 10.000€.
Membres du jury :
-Léonie Bischoff, autrice-illustratrice BD et lauréate du Prix Atomium 2024
-Daniel Couvreur, journaliste spécialisé BD
-Quentin Delvoye, libraire spécialisé BD
-Michel Dufranne, scénariste et chroniqueur BD
-Clément Fourrey, spécialiste BD
Partenaires : Madame Elisabeth DEGRYSE, Ministre-Présidente du Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles en charge du Budget, de l'Enseignement supérieur, de la Culture, des Relations internationales et intra-francophones.
Plus d’infos : bandedessinee.cfwb.be
Prix Atomium du Graphisme et du Design
Lauréat : Le Seau – Souvenirs dessinés d’une guerre, de Koenraad Tinel (Seuil)
Shortlist :
-Krimi – Tout le monde est devenu un assassin, de Thibault Vermot et Alex W. Inker (Sarbacane)
-Rébétissa, de David Prudhomme (Futuropolis)
-Impénétrable, d’Alix Garin (Le Lombard)
-Marcie – Le point de bascule, de Cati Baur (Dargaud)
-Katya – La Guerre. Partout. Toujours., d’Antoine Schiffers (Casterman)
-Electric Miles, de Fabien Nury et Brüno (Glénat)
-Le Seau – Souvenirs dessinés d’une guerre, de Koenraad Tinel (Seuil)
-Connexions Tome 2 – Châteaux de sable, de Pierre Jeanneau (Tanibis)
-Les clients d’Avrenos, de Jean-Luc Fromental etLaureline Mattiussi
(Dargaud)
-Crénom, Baudelaire ! Tome 2 – Les Fleurs du Mal, de Dominique Gelli, Jean Teulé et Tino Gelli (Futuropolis)
Motivation du choix du jury : Le Seau est un objet d’art total, où le fond et la forme s’entrelacent avec force et cohérence. Témoignage intime et bouleversant, l’ouvrage prend la forme d’un journal graphique dans lequel Koenraad Tinel, sur les conseils de David Van Reybrouck, a choisi de dessiner plutôt que d’écrire son histoire. Le résultat est une œuvre puissante, profondément expressive, dont le dessin sombre et singulier porte avec justesse le poids de la mémoire. À la fois artistique, expérimental et profondément humain, Le Seau se distingue par son originalité formelle et la maîtrise de son geste graphique. Publié initialement en néerlandais chez Oogachtend, un fantastique éditeur de Leuven, il trouve aujourd’hui un nouvel écho en français, offrant au public francophone un accès à ce récit marquant. Un ouvrage rare, qui a touché le jury par sa force esthétique et sa portée historique.
Synopsis de la BD : Le Seau est un récit autobiographique puissant retraçant les souvenirs d’enfance de Koenraad Tinel, âgé de six ans lors de l’invasion de la Belgique en mai 1940, dans une famille pronazie obligée de fuir vers l’Allemagne puis la Tchécoslovaquie avec un simple seau hygiénique comme seul bagage. À travers un journal graphique de 240 dessins sombres et expressionnistes, l’auteur dévoile sans pathos la culpabilité, la mémoire et la honte liées à l’histoire familiale, offrant un témoignage rare du point de vue d’un enfant dans une famille complice du nazisme.
Objet : ce prix récompense une œuvre dont l’excellence visuelle et graphique est remarquable. Sont notamment pris en compte : la qualité du dessin, de la maquette, de la typo et du design général. Mais aussi la manière dont ces qualités visuelles transcendent et magnifient le récit.
Dotation : 5000€
Partenaires : l’Atomium, le Design Museum Brussels, la Librairie Flagey et visit.brussels
Prix Atomium PREM1ÈRE du Roman Graphique
Lauréate : Sibylline, chroniques d’une escort girl, de Sixtine Dano (Glénat)
Shortlist :
-Le masque du Renard, d’Ewen Blain (Glénat)
-La veuve, de Glen Chapron (Glénat)
-Sybilline – Chronique d’une escort girl, de Sixtine Dano (Glénat)
-Krimi – Tout le monde est devenu un assassin, de Thibault Vermot et Alex W.Inker (Sarbacane)
-L’héritage fossile, de Philippe Valette (Delcourt)
-Marcie - Le point de bascule, de Cati Baur (Dargaud)
-Caballero Bueno, de Thomas Lavachery et Thomas Gilbert (Rue de Sèvres)
-Katya .La guerre. Partout. Toujours, d’Antoine Schiffers (Casterman)
-Eclore, d’Aude Mermilliod (Casterman)
-Dix secondes, de Max de Radiguès (Casterman)
Motivation du choix du jury : “J'ai été séduite pour de nombreuses raisons. D'abord, le dessin à l'encre de Chine et au fusain, la dynamique dans le dessin et les cases qui accrochent le regard. Ensuite, le fait que Raphaëlle/Sibylline soit escort girl, mais surtout jeune étudiante. Traiter ces sujets de société que sont la précarité étudiante et la prostitution des jeunes aussi justement, en se basant sur des témoignages, rend ce roman graphique encore plus puissant. La préface touchante et la postface renvoyant aux données chiffrées renforcent cette idée. Puis, l'évolution du personnage de Raphaëlle/Sibylline : ses choix, les flash-backs, les rencontres qui changent son regard sur elle-même et les autres. A côté de ces éléments, je retiens aussi la richesse et l'authenticité des tranches de vie et des personnages qui gravitent autour de Raphaëlle. Ce roman graphique est pour moi une vraie réussite qui allie dessin sensible, thématique sociale finement traitée, langue rythmée et dialogues justes.” (Bénédicte, auditrice de la Première et membre du Jury)
Synopsis du roman graphique : À tout juste 19 ans, Raphaëlle ressemble à toutes les jeunes filles de son âge. Fraîchement débarquée à Paris pour ses études d’architecture, elle enchaîne à un rythme effréné les cours, les nuits blanches à travailler sur ses maquettes, les soirées à servir des bières ou à refaire le monde avec sa nouvelle meilleure amie. Mais ce que ses camarades d’amphi ne savent pas, c’est que certains soirs Raphaëlle se glisse dans les draps d’hôtels parisiens et récolte quelques billets verts.
Objet : La RTBF récompense un genre en phase avec les auditeurs de La Première.
Dotation : 20.000€ en espace publicitaire, ainsi qu’une forte présence rédactionnelle sur les supports de La Première.
Partenaire : La Première - RTBF (Radio-Télévision belge de la Communauté française).
Prix Atomium Cognito de la BD historique
Lauréat : Barcelona, âme noire, de Jakupi, Lapière, Pardo, Pellejero et Torrents (Air Libre)
Motivation du choix du jury : Après de houleux débats, le choix du jury s’est finalement porté sur cette saga, à la narration riche et au personnage principal complexe. Parce que son traitement, tant narratif que graphique, est efficace, et malgré qu’elle ne se laisse aller à aucune facilité, cette BD s’adresse à un large public. Le pari était osé : à la fois récit historique et polar, Barcelona, âme noire explore aussi les relations humaines, notamment filiales. Le dernier acte est, à ce propos, époustouflant. Ce qui a aussi plu au jury, c’est cette imbrication, intime, violente, entre un homme frappé très tôt par une tragédie personnelle et une ville marquée par le franquisme. Le petit Carlitos Moreno qui deviendra le terrible Don Carlos et Barcelone forment un couple dont la noirceur n’a d’égal que leur volonté, à l’un comme à l’autre, de vouloir, d’une part, s’accommoder du destin, et de l’autre, y échapper.
Synopsis de la BD : Orphelin, industriel en vue, mafieux, amoureux sincère ou baron de la drogue : difficile de définir Carlitos, devenu le puissant Don Carlos. Peut-être parce qu'il est tout cela à la fois... Dans une Barcelone prise dans l'étau de la dictature franquiste, venez assister à un destin riche en aventures, en amours et en couleurs, porté par des auteurs au summum de leur talent respectif : Denis Lapière et Gani Jakupi, accompagnés d'un trio barcelonais : Ruben Pellejero, Eduard Torrents et Martín Pardo. Don Carlos est un personnage que vous n'oublierez pas.
Objet : Le Prix Atomium Cognito de la BD historique récompense la meilleure bande dessinée à caractère historique. Cette fondation privée a pour vocation de faire découvrir ou redécouvrir l’histoire à travers la bande dessinée.
Dotation : 3.000€
Partenaire : Prix Cognito.
Prix Atomium Le Soir de la BD d’actualité
Lauréat : Et soudain le futur, de Mathieu Burniat et Dominique Mermoux (Rue de Sèvres)
Shortlist :
-Et soudain le futur, de Mathieu Burniat et Dominique Mermoux (Rue de Sèvres)
-Travailler demain, de Muriel Penicaud, Mathieu Charrier et Nicoby (Glénat)
-Darna, de Zineb Benjelloun (Ça et Là)
-Mecs in progress, de Lauraine Meyer (Steinkis)
-Maison Blanche, de Cartillier Lebhour et Massot (Delcourt)
Motivation du jury : La décroissance ? C’est l’utopie du siècle, l’espoir d’un avenir durable, d’un futur possible pour la planète. Mais comment la mettre en oeuvre ? Mathieu Burniat et Dominique Mermoux ont réuni deux physiciens, un astrophysicien et un ingénieur en sciences environnementales pour tenter l’expérience sur l’île de la Cité, au cœur de Paris. Les auteurs ont dessiné le bilan de cette aventure politique, économique et sociale à huis-clos dans un roman graphique frappé d’espoir et d’humanité. Et soudain le futur met de la poésie heureuse sur les défis de demain.
Synopsis de la BD : "Une croissance infinie est impossible dans un monde fini." Sommes-nous donc condamnés à subir les crises environnementales et économiques de notre époque, ou existe-t-il une trajectoire plus désirable et émancipatrice ? Cette trajectoire, c’est celle de la décroissance. Mila et Carl en découvriront tous les aspects et les bienfaits au cœur de l’Île de la Cité, en plein Paris, transformée pour l’occasion en une communauté décroissante autonome. En collaboration avec quatre experts : François Graner (physicien), Roland Lehoucq (astrophysicien), Emmanuelle Rio (physicienne) et Aurélien Ficot (ingénieur en sciences environnementales).
Objet : Le quotidien belge Le Soir est, depuis toujours, le journal de référence en matière de bande dessinée. Avec ce prix, il récompense l’ouvrage qui excelle dans le traitement du monde qui nous entoure sous la forme d’un reportage en bande dessinée.
Dotation : 20.000€ en espace publicitaire, ainsi qu’une forte présence rédactionnelle sur les supports du journal Le Soir.
Partenaire : Le Soir.
Prix Atomium Spirou
Lauréat : BNJI (Benjamin Jimenez) - « Mets ton slip »
Motivation du choix du jury : La rédaction a choisi ce gag de BNJI (Benjamin Jimenez) intitulé « Mets ton slip » car l'auteur a réussi à capter l'essence de ce qui fait la force du Journal Spirou depuis 1938 : le caractère tout public de ses publications ainsi que l'exercice plutôt périlleux du gag en une page. Le tout public est une notion fondamentale chez Spirou et les Éditions Dupuis en général. Il renvoie à une philosophie éditoriale claire et bien définie : créer des œuvres qui sont accessibles à tous les âges, capables de plaire autant aux enfants qu'aux adultes, souvent candides, parfois avec une touche utopiste. Cette approche vise à éviter tant la simplicité que l’excès tout en offrant un contenu riche et varié. Le tout dans un esprit rassembleur entre générations. Quant au gag en une page, c'est un exercice de précision, de concision et de dosage particulièrement complexe à réaliser. Ce format exige que l'auteur soit capable de capturer l'attention du lecteur immédiatement et de délivrer un message efficace en un espace limité. Bien qu'il ne soit pas encore un professionnel de la bande dessinée, BNJI a démontré une certaine maîtrise de ces deux notions essentielles pour le Journal Spirou.
Objet : Le Prix Atomium Spirou récompense des histoires courtes en BD (maximum 4 planches). Prix destiné aux plus de 18 ans ayant publié au maximum 3 albums.
Dotation : Histoire publiée par le journal Spirou et toutes les publications seront rémunérées au tarif professionnel.
Partenaire : Journal Spirou.
Prix Atomium de la BD citoyenne
Lauréats : Une BD qui parle de cul, de Marie de Brauer, Lucymacaroni (Leduc Graphic)
Shortlist :
-À moindres risques, de Mat Let (La Boîte à Bulles)
-Avancer et se reconstruire à deux après un AVC, de Céline Theraulaz (Vents d’Ouest)
-Brigade Babylone, de Pauline Guéna et Mahi Grand (Denoël Graphic)
-Dans ses yeux, de Marc Cuadrado (Grand Angle)
-Il déserte, de Antoine de Caunes et Xavier Coste (Dargaud)
-Impénétrable, d’Alix Garin (Le Lombard)
-Journal inquiet d’Istanbul, vol. 2, de Ersin Karabulut (Dargaud)
-L’Orangeraie, de Larry Tremblay, Pierre Lecrenier (Rue de Sèvres)
-Le Dernier Costume n’a pas de poches, de Laurent Galandon et Paolo Castaldi (Futuropolis)
-On ne parle pas de ces choses-là, de Marine Courtade, Alexandra Petit (Casterman)
-Petit Traité d’écologie sauvage (intégrale), d’Alessandro Pignocchi (Steinkis)
-Sa Majesté des mouches, d’Aimée de Jongh (Dargaud)
-Un Petit Expresso sans sucre, d’Abdel de Bruxelles et Alexandre de Moté (L’Ilot)
-Une BD qui parle de cul, de Marie de Brauer, Lucymacaroni (Leduc Graphic)
-Voie de garage, de Sophie Adriansen et Arnaud Nebbache (Dargaud)
Motivation du choix du jury : Une BD qui parle de cul, mais pas que ! Derrière un titre accrocheur et provocateur, cet ouvrage aborde avec finesse une multitude de sujets qui dépassent largement la simple question du sexe. Didactique, sincère et joyeusement ouvert, le récit propose un regard décomplexé sur les relations, les corps, les choix individuels, et célèbre la tolérance avec humour et intelligence. Grâce à un ton juste et inclusif, un format original et un dessin parfaitement en phase avec le propos, cette BD offre un espace d’identification à plusieurs niveaux, en particulier pour les jeunes générations issues des réseaux sociaux. Elle déculpabilise, aborde la grossophobie, met en lumière des sujets souvent tabous et affirme une citoyenneté joyeuse, d’aujourd’hui. Une lecture qui a rafraîchi le jury et montré que l’engagement pouvait aussi passer par le plaisir — sans lourdeur, mais avec une vraie ouverture d’esprit.
Synopsis de la BD : Ce récit, largement autobiographique, mêle humour, franc‑parler et intelligence. Il explore les expériences sentimentales et sexuelles de l’autrice — rendez-vous ratés, longues abstinences, questionnements — tout en donnant la parole à des personnes aux sexualités variées et à une sexologue, Claire Alquier, pour enrichir la réflexion. Le ton y est décomplexé, sincère, plein d’autodérision, porté par un dessin frais et pétillant qui sublime le propos.
Objet : Le Prix Atomium de la BD citoyenne récompense un ouvrage de bande dessinée qui suscite une réflexion éthique et sociétale ; qui aborde de manière positive, constructive et généreuse des enjeux de société contemporains ; dont le sujet revêt une portée/résonance locale (locale, belge, européenne).
Dotation : 5.000€
Partenaire : Le jury, présidé par André Querton, est composé d’acteurs engagés de la société civile, représentatifs des divers courants intellectuels belges dont la sensibilité particulière a une résonance universelle et générale.
Prix Atomium Catherine Schoemann pour le Patrimoine
Lauréats : Souvenirs de l’éternel présent - Les cités obscures Tome 11, de Benoît Peeters (scénario) et François Schuiten (dessins), Casterman 2025
Shortlist :
-Garulfo - Intégrale Tomes 1 à 6, d’Alain Ayroles, Bruno Maïorana et Thierry Leprévost (Delcourt Codex, 2024)
-Blotch, de Blutch (Dargaud, 2024)
-Valentina - Tome 4, de Guido Crepax (Champaka Brussels, 2024)
-Fluide Glacial : 50 ans de couvertures, de Jean-Christophe Delpierre (Fluide Glacial, 2024)
-Toby mon ami, de Grégory Panaccione (Delcourt Shampooing, 2024)
-Souvenirs de l’éternel présent - Les cités obscures Tome 11, de Benoît Peeters et François Schuiten (Casterman 2025)
-Deux tueurs suivi de Mickey Mickey, de Michel Pirus et Mezzo (Delcourt, 2024)
-Les incroyables aventures de Gribouillis, de Turf (Delcourt, 2025)
Motivation du choix du jury : Le chantier de réédition de la saga des Cités obscures se poursuit avec cet album épuisé depuis plusieurs années. Ce livre est né de la rencontre des auteurs avec le pionnier belge du cinéma d'animation Raoul Servais, alors qu'il préparait son long-métrage Taxandria, film expérimental baigné dans le surréalisme belge, et inspiré par les oeuvres de Magritte et Delvaux. Le jury a primé cet album pour ses multiples relations à la notion de patrimoine. L’ouvrage permet non seulement de redécouvrir un pan de l’univers des Cités obscures, mais il dévoile aussi des éléments de patrimoine cinématographique, avec le travail de Raoul Servais pour Taxandria, tout en révélant des filiations dans les patrimoines des arts plastiques des peintres Delvaux et Magritte. Il renouvelle aussi de façon magistrale et originale l’univers des Cités obscures. La mise en contexte historique et le travail soigné de l’édition donnent à voir au public l’importance de ce patrimoine de la bande dessinée en résonance avec les autres arts visuels et narratifs.
Objet : ce prix récompense une oeuvre destinée à honorer et soutenir les efforts de préservation et de promotion du patrimoine européen de la bande dessinée. Ce nouveau prix s’inscrit dans une démarche durable et ambitieuse visant à protéger les trésors du neuvième art tout en mettant en lumière des projets exemplaires. Il récompense les actions consacrées à la valorisation des œuvres historiques, à la conservation des archives ou encore à la réédition et la diffusion de bandes dessinées patrimoniales, favorisant ainsi la transmission de cet héritage culturel aux générations futures.
Dotation : 5000€
Partenaire : Catherine Schoemann Projects, Point of View
Avec l’aimable autorisation de l’asbl Atomium.